Rencontre avec… Roger Simard

L’année 2015 a été une année éprouvante pour la pharmacie. Elle a provoqué une remise en question du modèle de pratique de la pharmacie communautaire. Force est de constater qu'il est temps d’innover et d’améliorer la pratique qui peut parfois paraître archaïque. Des changements ont déjà débuté lors de la mise en place de la loi 41. C’est une bonne nouvelle accompagnée de plusieurs défis et casse-têtes. Les avancées technologiques de leur côté, n’évoluent pas au même rythme que le système législatif ; tout le monde s’entend pourtant pour améliorer les soins de santé.

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Roger Simard, pharmacien de profession, avait déjà connu un vif succès avec le site web de réputation mondiale dédié aux cardiologues : theheart.org. Il récidive en révolutionnant la manière de gérer et transmettre l’information médicale des patients à l’ère de ce qu’il décrit comme étant la pharmacie 3.0.

 

Peu connu de ses confrères, Roger Simard n’est pas juste un pharmacien. Philanthrope et « entrepreneur en série », il est resté connecté au capital humain de ses patients qu’il accompagne chaque jour dans l’ère du changement et de la responsabilisation afin d’améliorer leur état de santé. À lui seul, c’est un acteur de changement, et assurément une source d’inspiration.

 

Cheminement académique et professionnel :

 

Roger Simard a obtenu son diplôme de B. Pharm en 1980 de l’Université Laval.

Après un premier emploi chez Jean Coutu, voulant vivre d’autres expériences, il décide de vendre sa voiture pour prendre une année sabbatique… qui durera trois mois! (Il avait une Renault 5…)

Curieux de nature, assoiffé de connaissances, il commence un certificat en relations publiques puis  suit des cours du soir en biotechnologie à l’Université de Montréal. Il ne reviendrait pas tout de suite à la pharmacie. On est en 1981. L’animateur des « belles soirées en biotechnologie » de l’UdeM, Aurèle Beaulne, de l’Institut Armand Frappier pressent un vif intérêt chez Roger pour la biotechnologie.

 

Pour Roger Simard, la recombinaison génétique dans la fabrication des médicaments, c’est le futur!

M Beaulne lui parle alors de Genentech, compagnie de San Francisco qui met au point le premier produit issue de la recombinaison génétique : L’insuline humaine.

De retour à la pharmacie chez Jean Coutu, après cette courte période (l’argent!) il reçoit une offre de Merck Frosst pour un poste de représentant des ventes pour la Rive Sud de Montréal. Il est rapidement promu et a pour mandat d’introduire le Mefoxin® au formulaire de trois hôpitaux montréalais. Défi relevé! Roger obtient alors une promotion au département de marketing. Première journée dans ce département, il a à peine le temps de s’y installer, qu’une chasseuse de tête de Toronto l’appelle pour le poste du premier représentant des ventes au Canada d’une compagnie californienne…Genentech.

Et le voilà chez Genentech! Représentant des ventes, puis directeur des ventes pour l’est du Canada. Une aventure palpitante qui durera près de neuf ans! Il a fait la rencontre des fondateurs de cette entreprise, le financier Robert Swanson et le scientifique qui a découvert l’existence des enzymes de restriction, Herb Boyer.

 

Lorsque Roche a acheté Genentech en 1994, il fut question qu’il déménage à Toronto avec sa petite famille. Roger hésite. Il vient tout juste d’engager un nouveau représentant, Éric Beaudoin, avec lequel il s’entend très bien. Éric propose à Roger l’idée de fonder une compagnie qui se spécialiserait dans les nouvelles technologies de l’information appliquées au monde de la santé!

Au même moment, ses anciens patrons, les frères André et Paul St-Onge, propriétaires de pharmacies Jean Coutu sur la Rive-Sud de Montréal, lui proposent de lui vendre une de leur pharmacies, de la financer au complet, en spécifiant qu’il en serait propriétaire dans cinq ans.

Proposition alléchante…mais le goût du renouveau et sa passion pour l’entrepreneurship l’emportent. Roger, le pharmacien, Éric le chimiste. C’est parti pour l’entreprise technologique en santé : Conceptis Technologies. Dix ans de création, de rencontres et d’innovations dans le domaine de la santé.

En 1994, c’était le début de l’Internet. Pas de Google, de Yahoos etc. Les moteurs de recherche s’appellent Altavista et Lycos. Le site Medscape vient tout juste d’être lancé. On se branche à Internet par modem…

Roger Simard et Éric Beaudoin ne connaissent rien au web : ils viennent de l’industrie pharmaceutique. Ils recherchent alors des alliés versés dans le domaine et trouvent l’entreprise E-Design, propriété à 50% de Québécor Multimédia.. Ils proposent à E-Design de devenir le volet technologique de leur entreprise et ainsi partager leurs expertises respectives. C’est le début d’une nouvelle fusion qui s’appellera bientôt Conceptis Technologies.

Au début, le modèle d’affaires de Conceptis est de développer des sites web pour les associations médicales. On vend des bandeaux-annonces à l’industrie pharmaceutique et une redevance est ensuite versée aux associations.

Un démo est réalisé pour le site web de l’Association canadienne de cardiologie d’intervention et présenté au congrès de l’Association canadienne de cardiologie lors de son congrès à Montréal en 1995. Les congressistes n’en reviennent pas! Ils peuvent voir un angiogramme sur un ordinateur branché sur Internet! Pour les cardiologues de l’Association c’est toute une révolution!

Plus tard, Conceptis conçoit un logiciel de formation médicale en ligne et crée les Cyber Sessions médicales. Ce logiciel, une idée lumineuse d’Éric Beaudoin, est présenté au Milia (Marché International des Contenus Interactifs), un festival international du multimédia à Cannes. En compétition avec CNN, Disney, Sony et Le Louvre interactif, CyberSessions médicales de Conceptis remporte le prix du Grand Jury pour la meilleure utilisation de l’interactivité en temps réel et le prix du meilleur logiciel de formation! C’est la fusée d’allumage dont Conceptis Technologies avait besoin! Voilà donc l’entreprise propulsée dans la cour des innovateurs!

Cependant, à cette époque, les courriels pour rejoindre les médecins, c’était plutôt rare (est-ce vraiment différent aujourd’hui….). Comment inviter les médecins à participer à une session de formation continue, tel jour, à telle heure, en ligne? Comment faciliter ces rendez-vous, rendre le tout plus fluide? De plus, il existe peu de publicité en ligne faute de portails spécialisés.

Roger cherche un moyen de régler ce problème. Il  pense à un endroit où les gens concernés par un sujet peuvent aller quotidiennement et y retrouver toutes les informations reliées à leur champs d’intérêt. Un endroit virtuel et facile d’accès. C’est ainsi que germe l’idée de theheart.org.

 

« Je vais me souvenir de ce jour toute ma vie! » raconte Roger Simard. « J’en ai encore des frissons! J’étais au Congrès de l’American College of Cardiology avec le Docteur Eric Topol au Peabody Hotel de Orlando. Il ventait beaucoup et nous étions les deux seuls clients dehors, devant la piscine. Je lui ai dit : » On va faire un site de cardiologie, Eric!  « You’re crazy! It’s not going to work! It’s too much work! »  m’a-t-il répondu.

-Tu seras l’éditeur en chef! Je m’occupe du reste! »

Il a finalement accepté. C’est comme ça que j’ai fondé theheart.org avec Éric Beaudoin, et Eric Topol et ce dernier, une des plus grandes sommités dans le domaine était notre éditeur en chef »

Le groupe a recruté six des meilleurs journalistes scientifiques de la planète. Eric Topol les informait sur tout ce qui se passait en cardiologie et les journalistes contactaient les spécialistes dans le domaine pour écrire des articles pointus. Ils distillaient le tout en 1500 mots pour publication sur le web par l’entremise d’un système de gestion de contenu entièrement conçu par les programmeurs de Conceptis Technologies.

Que ce soit au Bangladesh, à Chibougamau, en Europe, à la Mayo Clinic, partout, tous lisaient la même chose et avaient accès à la même information de qualité en même temps!

 

Dix ans plus tard, obéissant au vote du Conseil d’Administration, Roger et Éric se voient contraints de vendre Conceptis à WebMd.

Cependant, en rétrospective, ce qui a été accompli par Conceptis et theheart.org est un grand succès! 1200 programmes d’éducation continue accrédités ont été créés et diffusés à l’ensemble de la planète!

« Theheart.org a changé la manière pour plusieurs cardiologues d’acquérir l’information pertinente à leur travail, raconte Roger Simard.

Nous voulions améliorer l’accessibilité et réduire le temps de transfert de l’information et des connaissances en médecine. Avant l’apparition du portail theheart.org, atteindre les spécialistes pouvait prendre jusqu’à deux ans, et entre quatre et six ans pour rejoindre les omnipraticiens! »

 

Après la vente de Conceptis, Roger décide de revenir à la pharmacie en tant que pharmacien-propriétaire. Chef de la direction d’une entreprise qui faisait un chiffre d’affaires dans les millions, il n’envisageait pas de travailler pour une autre firme que la sienne. C’est pourquoi il a décliné l’offre d’un poste chez Telus. Son idée de revenir à la pharmacie était faite. Après un programme de retour à la pratique (requis par l’Ordre des pharmaciens) à l’Université avec la classe de troisième année et 600 heures de stage, le voilà donc revenu à ses anciennes amours.

Mais l’expérience s’est avérée spéciale et quelque peu difficile. Dans la classe de troisième, on le considérait à tort comme une bizzarerie! On imaginait que Roger avait reçu une sanction de l’Ordre des pharmaciens du Québec ou quelque chose du genre. Personne ne voulait le prendre dans son équipe. Il s’est donc retrouvé tout seul pour l’élaboration de ses travaux « d’équipe ».

« Je me suis senti rejeté, dit-il. Ça ne m’était jamais arrivé. J’étais blessé, comme un enfant d’école. J’étais le plus âgé mais non le moins sensible. Ce fût là, probablement, un des moments le plus difficiles de ma carrière. »

Évidemment, Roger Simard continuait de regarder en avant, d’autant que des idées sur l’amélioration des soins de santé émergeaient de sa tête, lui apportaient de l’énergie et ne cessaient de nourrir sa passion pour l’innovation.

En revenant à la pharmacie, donc, Roger Simard avait la ferme intention d’injecter les technologies dans la pratique au bénéfice des patients et des pharmaciens.

Lors de sa mise à niveau à l’Université de Montréal, il s’est intéressé à l’auteure du livre « Pharmaceutical Care », Linda Strand. En faisant des recherches sur Google, il découvre alors que Strand a développé un logiciel sur les soins pharmaceutiques. Roger est allée la rencontrer au Minnesota pour lui proposer de distribuer son logiciel.

Et à son tour, il a enrôlé 75 patients d’une résidence pour personnes âgées au moyen de ce logiciel.

Cependant, au final, il a mis fin au projet car celui-ci était lourd et M. Simard ne bénéficiait d’aucun support financier. Il réalise aussi que les pharmaciens ne veulent pas payer pour cela. Les soins pharmaceutiques à l’époque, ce n’était pas considéré crucial, comme ça l’est aujourd’hui. ..huit ans plus tard.

« Je me souviens même avoir mentionné par écrit au président de l’AQPP de l’époque l’importance de documenter notre impact économique et clinique via les soins pharmaceutiques. Que la création d’une base de données collective serait une plus value incontestable pour la profession. »

Durant deux ans, en tant que pharmacien à Pointe-Claire, Roger Simard a rencontré tous les propriétaires de résidences pour personnes âgées dans le but de les sensibiliser au concept de soins pharmaceutiques.

 

Et puis, tout à coup,  une épreuve a frappé la communauté du Village de Pointe-Claire : l’Épicerie du petit centre-ville fermait ses portes après une cinquantaine d’années d’opération.

Roger rachète alors le commerce et y investi les sommes nécessaires pour la redémarer.

Pourquoi? « Les gens en étaient grandement affectés, raconte-t-il. Des personnes âgées non motorisées parlaient même de déménager. L’épicerie, c’était un symbole rassembleur pour le village, et je ne voulais pas que ce village perde son âme. J’ai donc acheté l’épicerie en pensant la revendre plus tard. Ça ne s’est pas passé comme je l’avais prévu et après quatre mois d’opérations je l’ai cédé à des spécialistes de l’épicerie qui l ‘opèrent encore aujourd’hui. Expérience douloureuse mais but atteint. En plus d’avoir revitalisé ce secteur du village, Roger fait peindre une fresque historique de 150 pieds de long sur le mur aveugle de l’épicerie qui constitue maintenant un point d’attrait touristique important pour le village.

Avec le recul, Roger ne regrette pas.

En effet, son sens de l’innovation et sa créativité n’étaient pas bien loin. C’est en lisant le livre du cardiologue américain Eric Topol « The Creative Destruction of Medecine » que Roger Simard sait que c’est absolument dans cette voie qu’il veut et doit s’engager!

Il rencontre Eric Topol en Californie pour lui parler de cette façon qu’il a trouvé d’opérationnaliser son concept, (sujet de son livre).

« Tu écris les livres, dit-il à  Topol, et moi je me charge de donner vie à tes concepts! »

C’est ainsi qu’il crée Pharmacie 3.0, une entreprise en santé connectée qui place le patient au centre de sa démarche et incite celui-ci à se responsabiliser, tout en diminuant les coûts d’un système de santé surchargé.

 

Pharmacie 3.0 en résumé :

Le médicament est un outil thérapeutique sophistiqué qui doit permettre d’atteindre un résultat défini par le prescripteur. Ce résultat qu’on appelle cible thérapeutique est souvent inconnu par le patient. Ce qui rend difficile l’atteinte des objectifs. Pharmacie 3.0 démontre qu’il est possible d’utiliser des instruments médicaux connectés par le protocole de communication Bluetooth à un tableau de bord électronique. Ce tableau de bord permet au pharmacien de suivre les paramètres biométriques en temps réel (tel que le poids, la tension artérielle, le profil lipidique, le taux de glycémie, etc.) Pour récolter ces données, nous utilisons des périphériques comme des bracelets « tracker » d’activité, des balances intelligentes, des tensiomètres intelligents, etc.

Tous ces éléments sont reliés à une tablette électronique, comparable à l’application Fitbit, mais pour la biométrie, explique Roger.

En conséquence, le patient se responsabilise en connaissant ses cibles thérapeutiques et ça donne plus de responsabilités au pharmacien qui va gérer et interpréter ces données.

 

Voir les extraits :

Banc public sur Téléquébec
Découverte sur Radio Canada

 

Et le projet de loi 28?

« Déjà, il y a huit ans, je le mentionnais à l’AQPP, dit Roger Simard. J’essayais de convaincre les pharmaciens de s’investir dans le cognitif. À force de ne pas documenter l’impact des services donnés, on s’est fait retirer les allocations professionnelles et les piluliers. Le jour où le gouvernement dit qu’il veut nous payer moins pour un service donné parce qu’il n’est pas sûr de l’impact sur les patients et le système de santé, et que nous, pharmaciens n’avons pas de données pour illustrer cet impact, pourtant réel, nous sommes perdants. C’est pour ça qu’il faut s’investir dans le cognitif comme je le fais avec Pharmacie 3.0.

 

Et la loi 41?

« Le fait que le Ministère de la Santé et des Services sociaux ait dit à  l’AQPP qu’il allait ouvrir la porte à une ‘’rémunération pour le suivi’’, c’est très positif! dit Roger Simard.

Avec Pharmacie 3.0, d’ici deux ans, j’espère démontrer aux payeurs qu’il est pertinent de nous payer mais à notre juste valeur. En démontrant clairement l’impact économique du pharmacien dans les soins de santé, nous obtiendrons enfin gain de cause. D’où l’importance de documenter adéquatement nos efforts. »

 

Personnellement M. Simard ne se considère pas habileté à travailler selon les règles de la loi 41 au quotidien. Ce pharmacien-propriétaire explique manquer d’encadrement technologique à l’intérieur de son laboratoire. Il juge impossible de faire cette démarche (loi 41) derrière un ordinateur qui ne sert qu’à faire de la distribution de médicaments.

Comme le lui a déjà dit Linda Strand lors d’une rencontre au Minnesota avec le doyen de la Faculté de pharmacie de l’Université Laval;

« Est-ce que vous avez une base de données prouvant que vous faites des soins pharmaceutiques? Non? Donc vous n’en faites pas! »

« Connaissez-vous un médecin qui ne tient pas un dossier médical pour les patients qu’il traite? Nous, on tient un dossier pharmacologique. C’est loin des soins pharmaceutiques. »

Selon Roger Simard, c’est difficile d’implanter une base de données pour documenter la loi 41 et les soins pharmaceutiques à cause de la question de la rémunération. Mais il considère que les pharmaciens n’ont pas le choix, que c’est un investissement à faire. Sans la création de cette base de données, pas moyen de démontrer l’impact que peuvent avoir les pharmaciens. C’est comme si les actes cognitifs envers les patients étaient tout simplement inexistants. On pourrait mettre un robot ou n’importe qui derrière l’ordinateur du laboratoire, d’ailleurs, croit Roger Simard.  « Si on ne fait rien dans ce sens, qu’on m’explique à quoi nous servons à l’extérieur du rôle de la distribution » ajoute-t-il.

Y a-t-il une entente, un lien entre ce que veulent l’OPQ, l’AQPP, l’APÈS et les facultés?

« Il y a une dichotomie entre la formation universitaire et la pratique. Arrivé en poste, personne  n’applique les soins pharmaceutiques. Je vais être le premier à le faire dans le cadre du projet Pharmacie 3.0. Je suis aussi le seul à en posséder le logiciel. Avec Linda Strand et l’Université Laval, nous voulons développer le corridor qui permettra d’adapter ce logiciel à la pharmacie communautaire et d’intégrer les données de la RAMQ. Par exemple : Combien coûtent une hospitalisation, une visite médicale, un AVC etc? J’ai très hâte que l’on puisse mesurer l’impact du pharmacien! »

La diminution des honoraires pousse les pharmaciens à s’adapter, donc!

Roger Simard en est certainement le meilleur exemple!

 

Lorsqu’on lui demande ce qu’il pense de Pharmacare il a cette réponse claire :

« Pharmacare serait un programme canadien. La santé, elle, est de compétence provinciale. Ça ne simplifie pas les choses, car il y a beaucoup de disparités. Les provinces n’ont pas toutes les mêmes budgets. En matière de remboursement de médicaments, par exemple, imaginons un nouveau traitement pour la fibrose kystique remboursé en Ontario mais pas au Québec. C’est inégal et injuste pour les patients! »

 

Et ses attentes envers l’APPSQ?

« Je crois vraiment que si les pharmaciens salariés créent un réseau en ligne pour soutenir les efforts en soin cognitifs, c’est une excellente chose! Les pharmaciens communautaires salariés ont un rôle primordial à jouer, ici! Ce sont eux surtout, qui vont dispenser les soins pharmaceutiques et qui vont avoir besoin de support.

Ma vision du futur pour la pharmacie : des pharmaciens qui ne font pas la distribution de pilules. Ils prodiguent des soins pharmaceutiques. Ils sont des spécialistes en soins pharmaceutiques. Et ils utilisent des technologies de pointe pour se rapprocher du patient. Aux États-Unis, ils appellent ça des «Pharmaceutical care practitioners. »

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